Cher Monsieur Otero,
Si toutefois un jour vous venez dans ma ville, j’aimerais beaucoup vous rencontrer et vous proposer un espace qui pourrait accueillir vos oeuvres.
Espace, comme vous semblez aimer ce mot… Il suffit de regarder comment vous déposez un couple, un enlacement, un baiser, un orchestre typique sur la toile ou sur la feuille claire. Si j’aime particulièrement vos dessins, vifs, subjectifs, exprimant l’art de la danse et l’expérience des danseurs, j’aime aussi les peintures qui traduisent votre attention à l’égard des couples enlacés ou votre amour de la musique, de la chanson et du geste qui n’appartient qu’au tango argentin. Certes, je ne connais pas beaucoup d’artistes peintres qui ont choisi ce thème mais j’ai le sentiment que j’avais besoin de rencontrer votre sensibilité pour mettre une couleur, une impression, une image sur les émotions qui me prennent lorsque je danse et qui sont indicibles. Je n’avais encore jamais vu le désir peint ainsi.
Comme l’écrit votre ami Coatrieux :
« Tu me racontes l’histoire
Des corps
Des courbes
De la douleur
Et du désir… »
Bien à vous,