Nous rencontrons A, G et S qui donnent, dans ce dernier rendez-vous, une leçon… de tango aux hommes
Quelles critiques feriez-vous aux danseurs hommes après avoir goûté les joies du guidage ?
A : « Rien ne sert de courir, il faut partir à point !
Apprenez à donner de l’intérieur (intention) plus que de l’extérieur (utiliser la force, les mouvements annexes inutiles ne provoqueront que l’effet inverse de ce que vous souhaitez).
Je sais, c’est pas si simple, pour l’avoir testé !
Pour autant, il s’agit de donner tout de même. Trop de retenue ne permet pas non plus à la femme de vous comprendre.
Donc maintenez l’intention vers, avec l’autre, comme essence de cette danse, mais ça c’est valable aussi bien pour l’homme que pour la femme.
Et allez donc voir de l’autre côté pour vous rendre compte de ce que vous faites, de ce que vous donnez ou pas, de qui vous êtes. »
G : « – Les inciter à s’exercer aussi en tant que «cavalières» pour qu’ils comprennent également de quoi il s’agit.
– Faire très ou plus attention à leur partenaire dans la danse.
– En cours, poser des questions et parler davantage avec leur cavalière pour qu’il y ait un échange et une meilleure entente entre eux. »
S :  » Aucune critique particulière. Je pense que connaître le rôle de l’autre, en l’occurrence celui de guideur, permet une meilleure compréhension de ce qu’il attend de celle qu’il guide, une plus grande «indulgence» face à la difficulté de ce rôle, une plus grande réflexion réflexive sur le rôle de «guidé».
Bref, je pense qu’au final tout le monde y gagne. Et puis, il me faut quand même admettre que pouvoir interpréter la musique en tant que guideur est un vrai bonheur. »
Affiche du film d’Antonioni 1955